Chapitre 05
Soutenir un maraîcher sans transformer l’association en main-d’œuvre gratuite
Une association peut soutenir un producteur local de nombreuses manières : lui apporter des consommateurs, organiser un point de distribution, mutualiser une remorque ou une chambre froide, communiquer sur ses paniers, acheter des produits pour ses propres activités, proposer des ateliers rémunérés, ou étudier un emploi partagé avec d’autres structures.
En revanche, les bénévoles de l’association ne doivent pas être envoyés régulièrement travailler dans l’exploitation privée pour combler un besoin normal de main-d’œuvre. La MSA rappelle qu’en dehors de l’entraide agricole entre exploitants, le coup de main bénévole dans une exploitation économique n’est admis que dans des situations très limitées ; il ne peut pas couvrir un besoin nécessaire au fonctionnement normal de l’exploitation.
La règle pratique est donc de séparer les lieux et les fonctions. Les bénévoles peuvent cultiver un jardin associatif dont l’association assume le projet. Ils peuvent participer à un atelier pédagogique animé par un producteur. Ils ne doivent pas devenir une équipe de récolte gratuite récurrente dans son entreprise. Si le besoin du producteur est régulier, la bonne réponse est le salariat, l’emploi saisonnier, l’entraide agricole lorsqu’elle est légalement applicable entre exploitants, ou un groupement d’employeurs.