Chapitre 12

Comment une association peut légalement facturer ces services

Une association loi 1901 peut exercer une activité commerciale de manière occasionnelle ou régulière. Le point décisif n’est donc pas « une association a-t-elle le droit de facturer ? » mais « comment cette activité s’insère-t-elle dans son objet, sa gestion et son régime fiscal, et respecte-t-elle les règles du métier et du consommateur ? ». Service-Public rappelle qu’une association à but non lucratif peut avoir une activité commerciale ; selon les conditions concrètes, cette activité peut cependant entraîner l’application d’impôts commerciaux.

Le pôle doit donc distinguer la cotisation d’adhésion, qui ouvre la qualité de membre, et le prix d’un service, qui rémunère une prestation ou une mise à disposition. Une cotisation symbolique ne transforme pas une réparation payante en activité non commerciale. Si un créneau de pont, un diagnostic ou une intervention est facturé, il faut le présenter comme tel et tenir une comptabilité permettant de comprendre ce que finance le paiement.

Prix et information du consommateur

Les prix doivent être connus avant l’engagement. La DGCCRF rappelle que les prix des produits et services doivent être clairement affichés en euros TTC et que cette obligation vaut aussi hors établissement, donc notamment à domicile. Si le prix ne peut pas être calculé à l’avance, le mode de calcul doit être expliqué.

Facture, note, devis, ordre de réparation

Pour les prestations de réparation, la DGCCRF indique qu’un ordre de réparation doit être établi avant les travaux afin de décrire la nature de l’intervention, l’état du véhicule et, si possible, un coût estimatif. Pour des travaux importants, un devis détaillé est conseillé. Lorsque l’association facture, elle doit émettre les documents requis avec les mentions applicables et conserver une traçabilité cohérente entre ce qui a été commandé, réalisé et payé.